accueil moulins  Les moulins de Kerouat à Commana

 

 

Il s'agit d'un hameau habité jusqu'en 1965 et restauré par le Parc Naturel Régional d'Armorique.

Ce hameau est constitué d'une quinzaine de bâtiments et en particulier de 2 moulins : "le moulin du haut" (1610) et le "moulin du bas" (1812) installés sur le Stain, ruisseau affluent de l'Elorn. On y trouve aussi un fournil et une tannerie artisanale qui y a été transférée de Lampaul-Guimiliau en 1976.

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  Hop L'étang, aménagé au début du XVIIème siècle avait une superficie de 52 ares en 1812. Le bief mesure environ 200 m de long et la chute d'eau est d'environ 8 m au moulin du haut. Les réglages s'effectuent au moyen de 2 vannes sur la chaussée de l'étang, 1 bassin de répartition (entre le ruisseau et le bief) et 2 autres vannes sur le bief.  
  Hop  Le moulin du haut : la roue actuelle.
A l'origine, le moulin du haut est "à pirouette", c'est à dire que la roue est placée horizontalement et comporte à sa périphérie des "cuillers", augets ou pales obliques. L'eau, amenée par un conduit étroit, arrive en jet puissant sur les appendices de la roue et la fait tourner. La tranformation du moulin a lieu à la fin du XIXème siècle.
 
  Hop Toujours la roue du moulin du haut. Le moulin du bas se trouve de l'autre côté de la "rue", l'eau issue du moulin du haut y étant amenée par un passage souterrain. L'activité de ce moulin du bas est arrêtée vers 1895. Il comprenait 1 roue verticale, 1 engrenage en bois et 1 paire de meule.  
  Hop Une partie des engrenages du moulin du haut.
Nous sommes ici au rez de chaussé du moulin. on apreçoit les rayons de la roue par l'ouverture du mur. Le rouet (grand engrenage vertical sur l'image) qui est sur l'axe de la roue transmet le mouvement à la lanterne (petit engrenage horizontal). sur le même axe que la lanterne, un grand engrenage transmet le mouvement à 3 petits à sa périphérie : le moulin du haut comporte 3 paires de meules à l'étage...
 
  Hop ... Une partie de l'étage. Au centre, sous les archures (coffre) en bois, se trouve une paire de meules : la meule inférieure fixe ou "dormante" alors que la meule supérieure ou "courante" est mise en rotation par le gros fer qui est sur le même axe qu'un des 3 petits engrenages. Au fond, la potence permet de manoeuvrer les meules quand il faut les changer ou les rhabiller (refaire leur surfaçage). Sur le couvercle du coffre, se trouve le système d'alimentation en grains : la civière qui repose sur les 2 évêques et sur laquelle repose la trémie où le meunier verse le grain...  
  Hop ... qui s'écoule dans l'auget (petite rigole en bois suspendue à la civière, s'étrécissant régulièrement vers le centre de la meule courante et dont la pente se règle par la ficelle à droite de l'image). Le coté droit de l'auget est prolongé par une planche qui vient porter sur le babillard (ou frayon) qui prolonge le grand fer et dont la rotation provoque un mouvement de droite à gauche de l'auget pour faciliter l'écoulement du grain...Accessoirement (quoique...), c'est ce contact entre le baillard et la planche qui génère le tic-tac... tic-tac du moulin. La force centrifuge entraine les grains puis la mouture vers l'extérieur des meules où un système de balais récupère la mouture qui tombe dans une auge.  
  Hop Un coffre à grain  
  Hop Une maie à pate. On retrouve pratiquement tout le temps ces 2 meubles dans les inventaires après décès. La maie à pâte était utilisée, une fois le couvercle levé, pour pétrir la pâte à pain. Elle servait également de table.  
  Hop L'entrée du moulin du haut. On voit une vieille meule appuyée contre le mur ,et à l'arrière plan, la couverture caractéristique du four en mottes de terre. Mes ancêtres meuniers étaient souvent en même temps fourniers, c'est à dire qu'ils cuisaient le pain préparé par les paysannes des environs dans leur maie à pâte. Comme pour les moulins, il existait le régime de la banalité pour les fours.  
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